Étude · parrainages × vote 2022
Parrainer n'est pas voter : le grand malentendu des 500 signatures
On confond souvent une signature avec un soutien. Les données de 2022 disent l'inverse : dans la grande majorité des communes, le maire a parrainé un candidat que ses administrés n'ont pas placé en tête.
88.4 %
des maires ayant parrainé en 2022 ont soutenu un autre candidat que celui arrivé en tête dans leur commune
Sur 8 498 communes où le maire a parrainé et où l'on connaît le résultat du 1ᵉʳ tour. À peine 11.6 % ont parrainé le vainqueur local.
La signature, un geste de pluralisme
Le parrainage n'a jamais été une déclaration d'amour. C'est un filtre démocratique : permettre à un candidat d'accéder au scrutin. Beaucoup de maires signent « par principe républicain » pour un candidat qu'ils ne voteront pas, afin qu'il puisse concourir. D'où cet écart massif entre qui l'on parraine et qui l'on élit.
Le grand écart, candidat par candidat
Pour chaque candidat, la part de ses communes parraines qui l'ont effectivement placé en tête au 1ᵉʳ tour. Plus la barre est courte, plus la signature doit à l'appareil partisan et non à l'ancrage local.
Lecture : 0 % des communes qui ont parrainé PÉCRESSE l'ont aussi mis en tête au 1ᵉʳ tour. Largeur = nombre de parrainages reçus (1 285 pour PÉCRESSE).
Ce que ça change pour 2027
Lire une carte de parrainages comme une carte électorale est une erreur. Un candidat peut réunir ses 500 signatures grâce à des réseaux d'élus sans peser dans les urnes — et l'inverse est vrai. C'est pourquoi nous suivrons les parrainages pour ce qu'ils sont : une course d'accès au scrutin, pas un sondage. Notre méthode →